Le premier jour après la correction de ma myopie :

Si vous n’avez pas lu les articles précédents ici et , laissez-moi vous rappeler le contexte. Ce blog traite habituellement de remise en forme pour les personnes très occupées. Mais je fais une parenthèse pour expliquer mon expérience de la correction de la myopie par trans-pkr. Les deux articles précédents décrivaient l’opération elle-même, ainsi que ma première nuit. Vous découvrirez ci-dessous la suite de ma convalescence ainsi que mon avis sur la trans-pkr.

Samedi (J+1 après la trans-pkr),

7h : J’entends mon chat miauler à la porte de la chambre, je distingue sur ma montre (à aiguilles, impossible de lire ma montre digitale) qu’il est 7h. C’est un peu tôt mais je n’ai pas préparé de 2ème dafalgan et je n’ai pas envie de revivre le cauchemar de cette nuit. Je suis également assez impatient de tester ma vision. Je décide donc de me lever.

J’ouvre les yeux et un torrent de larmes en sort. Pas très agréable mais ça s’arrête vite. Je me lève et marche un peu… et je vois plutôt bien de loin ! C’est encourageant et rassurant. Une petite note positive fait du bien après cette sale nuit. Par contre de près c’est le brouillard et la lumière reste mon ennemie. Donc plus de lunettes de vue… mais des lunettes de soleil en permanence !

Première priorité : reprendre un dafalgan. Ensuite l’enchainement des gouttes reprend. Finalement la situation est proche du vendredi soir. L’effet sympa de voir nette de loin au moment de mettre les gouttes persiste. Malgré tout la journée ne s’annonce pas palpitante. Je décide alors de ne pas faire la même erreur que le jour d’avant et mets de la bonne musique.

Gouttes pour les yeux, antidouleurs et obscurité: les remèdes à la trans-pkr

8h : Mon chat me fait la tête… forcément je n’ose pas le caresser vu ses longs poils qui volent partout. Il faudra qu’il soit patient, comme moi.

Pas grand-chose d’autre à dire sur ce début de journée : gouttes, antidouleurs, obscurité… Je repense à la trans-pkr et suis quand même content que ce soit terminé, c’est une pression en moins. Par contre je me rends compte que bien que très rapide, cette opération de la myopie n’est pas anodine et nécessite une convalescence comme n’importe quelle autre opération chirurgicale.

Ma femme me lit les news (impossible de lire le journal ou mon smartphone), toutes proportions gardées j’ai eu peu l’impression de vivre la vie d’un aveugle.

Je remarque que les douleurs/brulures sont maximales lorsque je suis couché, un peu moins fortes assis et encore moins fortes debout.

10h30 : Je prends un bon petit déjeuner. J’avale au passage un tramadol. Tout ceci m’assomme un peu, je décide donc d’aller faire une petite sieste. Dès que je me couche la douleur progresse. Mais j’ai un vrai coup de barre et m’endors rapidement.

12h : Je me réveille 1h plus tard et le constat n’est pas glorieux : Mon œil droit me brule et j’ai bien de la peine à l’ouvrir. Le tramadol censé être particulièrement puissant me fait un peu tourner la tête, mais il est aussi efficace que de la farine ! Je prends donc immédiatement un dafalgan. J’appréhende plus que jamais la nuit suivante, même si elle est encore loin !!!

24h Après la correction de ma myopie :

16h45 : Et voilà, 24h se sont passées depuis la trans-pkr. Les yeux qui brulent et la vision floue deviennent une habitude. Est-ce que je suis encore myope ? J’espère que non, en tout cas ce n’est pour l’instant pas flagrant. Mais je sais que la récupération est progressive. Je m’embête et en profite pour appeler ma famille et mes amis. Voilà enfin quelque chose que je peux faire debout dans l’obscurité.

17h15 : L’effet du dafalgan s’estompe et les douleurs reviennent. J’ai pris une gélule de « farine » (tramadol) il y a 40min, mais je crois que ce médicament est inefficace sur moi. J’abreuve toujours mes yeux gouttes diverses et variées (celles prescrites).

J’espérais une baisse des douleurs samedi en fin de journée mais elle ne se produit pas, les anti douleurs restent mes meilleurs amis. En fait les gélules de farine m’assomment, rien de plus. Le réveil après la sieste du début d’après-midi ne m’incite pas à essayer de dormir !

La journée est longue et le contraste est impressionnant : J’ai normalement une vie très active avec peu de temps pour souffler. J’ai donc l’habitude de manquer de temps pour faire toutes les activités que j’ai en tête. Pourtant là je me retrouve du jour au lendemain à ne pas savoir quoi faire pendant des heures. La sensation est assez désagréable, je culpabilise presque un peu. Mais après tout, un break ne fait pas de mal de temps en temps.

18h00 : Fin de journée, rien de bien nouveau : gouttes, antidouleurs et obscurité, le trio gagnant de ce weekend. Je redoute vraiment la prochaine nuit. J’aimerais pouvoir trouver une idée miracle m’assurant plus de 4h de sommeil et un réveil sans douleurs, mais il n’y en a pas. Alors je me mets à espérer une petite amélioration dimanche, sans trop y croire.

Ma femme m’a acheté des livres audio, c’est une très bonne idée et ça permet de passer le temps. Par contre le sentiment de vivre dans une moindre mesure un « vis ma vie d’aveugle » est renforcé.

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La photophobie générée par la trans-pkr

20h : La photophobie est toujours aussi forte, voir en augmentation. Regarder un écran de tv, d’ordinateur ou de smartphone est impensable. J’écoute mes dvd audio dans le noir en faisant les 100 pas. Les gélules de farine ont fait un léger effet, mais j’ai hâte que le dafalgan prenne le relai. C’est dur ! Espérons au moins que le résultat de la trans-pkr soit bon et que j’en ait fini avec la myopie.

Au passage je remarque qu’il ne faut pas hésiter à manger un repas copieux avec le tramadol, les nausées sont alors moins importantes.

23h : Je sens que la nuit va être une horreur, mais je ne peux rien y faire à part prendre un dafalgan juste avant de me coucher et en laisser sur ma table de nuit avec un verre d’eau.

Au passage c’est vrai que je ne mets plus de lunettes de vue, mais je ne quitte plus celles de soleil. Pas sûr que j’y gagne au change.

2ème nuit : L’enfer absolu ! J’appréhendais cette nuit mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. J’ai pu trouver le sommeil après environ 1h d’attente, le temps que l’anti douleur fasse effet. Mais à nouveau, le repos fut de courte durée : Je me réveille à une heure indéterminée (je n’arrive pas à voir les aiguilles de ma montre…) avec les yeux en feu. Je reprends un dafalgan mais je dois me lever pour faire baisser la douleur. Au bout d’un moment il commence à faire effet, j’essaie alors de me recoucher, mais la douleur est trop forte pour dormir. Je somnole vaguement pendant quelques minutes et finis par me décider à me lever. Je ne sais toujours pas quelle heure il est, mais il fait nuit noire. Pourtant les quelques lumières à l’extérieur suffisent à m’éblouir et à faire augmenter la douleur qui devient difficilement supportable. C’est l’enfer et ça va de plus en plus mal. La seule pensée qui me traverse l’esprit à ce moment-là est « Pourquoi ai-je fait cette foutue opération barbare ?!?!? ». Je ne sais même pas quand je pourrai reprendre un dafalgan ! Je n’ai plus de notion du temps, elle est éclipsée par la douleur omniprésente.

Je décide finalement d’aller me faire un casse-croute pour pouvoir prendre une gélule de farine, sait-on jamais, peut-être que ça m’aidera. L’absence d’effet du dafalgan est vraiment un coup dur : il m’avait sauvé durant la première nuit, mais là j’en viens à me demander si quelque chose arrêtera ces fichues brulures !

L’encas était une bonne idée, on dirait que le fait de manger quelque chose a aidé l’anti douleur à faire effet, ou alors c’est la combinaison dafa/farine. Finalement je retourne me coucher et parviens enfin à trouver le sommeil.

Mon avis sur la trans-pkr

Je publie ce récit une année après l’opération. Je dois reconnaître que je ne me souvenais plus à quel point ça avait été difficile! Vous pourrez lire la suite de ma convalescence dans mon prochain article.

A bientôt,

Lionel

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Un commentaire sur « Retour sur mon expérience de la trans-pkr – 3ème partie »

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