Petite introduction pour celles et ceux qui n’ont pas lu l’article précédent : Pour une fois je ne vous parlerai pas de remise en forme ou des meilleures façons d’obtenir un corps qui vous plaît malgré votre emploi du temps surchargé (vous trouverez tout ceci dans l’Entrainement3D). Aujourd’hui je vais continuer à vous expliquer la façon dont j’ai vécu l’opération de la myopie par trans-pkr. L’article précédent expliquait surtout les raisons qui m’ont poussé à considérer une opération de la myopie et plus particulièrement la trans-pkr. Cette fois on passe aux choses sérieuses!

Le jour de la correction de ma myopie :

Et voilà, on y est, après des années d’attente, de désillusions, d’appréhension et d’espoirs, je vais finalement passer à la casserole et faire griller mes yeux au laser (c’est un peu cru mais c’est bien de ça dont on parle) ! Mon père me mène en voiture à la clinique, je suis un peu stressé mais j’essaie de penser aux changements bénéfiques que cette opération pourrait m’apporter.

J’arrive dans la salle d’attente où plusieurs personnes sont déjà en train d’attendre leur tour. Visiblement tout le monde avait rendez-vous à la même heure et c’est « premier arrivé, premier servi ». Pas de chance, je ne suis arrivé que 5 minutes en avance, je vais donc devoir attendre. La réceptionniste nous explique la procédure avant et après l’opération et nous fait signer une décharge. Ensuite c’est le traitement à la chaîne : elle vient mettre des gouttes dans les yeux du premier patient une première fois, puis une 2ème quelques minutes plus tard et hop, direction la salle d’opération.

J’en profite pour faire un passage aux toilettes et prendre un dafalgan 1g : j’ai trouvé ce conseil dans d’autres comptes rendus de cette opération et je me suis dit que ça ne coutait pas grand-chose. Le dafalgan, contrairement à d’autres antidouleurs, ne fluidifie pas le sang et ne risque donc pas de créer de problème en cas d’hémorragie… sait-on jamais. A ce moment je ne me rendais pas compte à quel point c’était une bonne idée ! Mais si vous voulez faire de même, demandez l’avis du médecin, c’est lui qui pourra vous dire s’il y a des contre-indications.

Je vois à chaque fois le patient disparaître, puis réapparaître quelques minutes plus tard l’air légèrement troublé mais capable de marcher normalement. C’est plutôt rassurant, ils survivent à chaque fois à la trans-pkr ! La salle d’attente se vide et il ne reste plus que moi : plus de suspense, je suis le prochain sur la liste ! Je reçois les fameuses gouttes et on me demande de venir pour l’opération. Inutile de dire que je suis super stressé et tendu.

Le déroulement de l’opération trans-pkr

J’entre dans une petite salle où l’on me donne des protections pour les chaussures et les cheveux, rien d’inhabituel. Je passe ensuite dans la salle où on va me griller les yeux… pardon, m’opérer pour supprimer ma myopie. Je n’y vois pas grand-chose (je n’ai pas mes lunettes). Mais j’aperçois une grosse machine (le laser) et un lit. On m’aide à m’allonger et tout va très vite : Une machine commence à avancer au-dessus de mon visage, cela me fait penser un peu à la fin de l’épisode 3 de star wars, lorsque dark vador reçoit son masque… La machine s’arrête, le docteur m’explique qu’il faudra fixer la lueur verte pendant 50 secondes (oui c’est long, j’ai une forte myopie) et que la machine a déjà commencé à calculer la correction à faire. Il me met des écarteurs pour les paupières (pas de douleur particulière) et m’arrose les yeux de gouttes anesthésiantes. Ensuite je vois la fameuse lumière apparaître, je la fixe rapidement tout en essayant de bouger le moins possible, et c’est parti, la trans-pkr démarre !

Le laser se met en marche avec un bruit assez strident, rappelant un peu les appareils d’un dentiste… Une odeur désagréable de grillé apparaît immédiatement. On m’avait prévenu qu’il y aurait une odeur de « cochon grillé », mais ne vous imaginez pas sentir quelque chose d’appétissant comme du bacon ! Non, c’est franchement désagréable et l’idée de respirer sa cornée n’est pas des plus sympathiques. Le docteur me dit que tout se passe bien, il fait un décompte du temps restant : 50, 40, 30 secondes, j’essaie de fixer la lumière du mieux que je peux tout en respirant calmement et pensant à des choses agréables. 50 secondes peuvent paraître courtes, pourtant sur le moment ce n’est vraiment pas le cas!

Un œil de fait ! Le docteur met immédiatement des gouttes et applique la lentille pansement à faire enlever 3 jours plus tard. Pas le temps de souffler, on passe au 2ème œil. On repart pour les mêmes étapes, l’effet de surprise n’étant plus là ça passe vite, mais je fais quand même bien attention à fixer le point vert et à respirer calmement.

Voilà, c’est terminé ! Je me lève, je ne vois pas parfaitement, mais quand même nettement mieux qu’en entrant. C’est plutôt encourageant. Le docteur m’explique que c’est normal et que ça va s’améliorer petit à petit. Je n’ai ressenti aucune douleur durant l’opération et ce n’est toujours pas le cas. Le docteur me raccompagne vers la sortie et je me mets en route. Tout s’est vraiment passé très vite : maximum 5 minutes !

La récupération après l’opération de correction de la myopie

C’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Je vais vous les décrire chronologiquement :

Vendredi 15h : Arrivée à la salle d’attente.

15h45 : Opération

15h50 : Départ, je sors du bâtiment et malheureusement il fait beau, je mets immédiatement mes lunettes de soleil et ne regrette pas de les avoir !

16h : Toujours sur la route, le soleil est vraiment pénible. Heureusement je suis à l’arrière mais j’aurais dû m’asseoir du côté le moins exposé.

16h15 : J’attends dans un parking souterrain que mon père aille me chercher les gouttes prescrites à la pharmacie. J’ai les yeux secs, les lentilles me gênent et les douleurs apparaissent tranquillement. Je garde mes lunettes de soleil malgré l’obscurité du parking.

17h : Arrivée à la maison. J’avais baissé les stores avant de partir et c’était une bonne idée. Je mets immédiatement les gouttes pour humidifier mes yeux et c’est la délivrance.

17h30 : Les douleurs progressent mais ça reste supportable. J’enchaîne les gouttes et larmes artificielles. Je garde au maximum les yeux fermés et reste dans le noir car ça soulage. La lumière est vraiment difficile à supporter : je suis quasiment dans le noir AVEC lunettes de soleil (oui ça fait une différence !).

Et niveau vision ? De près c’est vraiment flou, de loin ce n’est pas trop mal. Mais pour quelqu’un avec une forte myopie, donc habitué à voir de près mais pas de loin, ça fait bizarre. Donc impossible de lire quoi que ce soit… ou de regarder la tv/un écran d’ordinateur. Le week-end s’annonce long…

18h : J’ai plutôt la pêche, probablement le soulagement que l’opération soit passée et que j’en aie peut-être fini avec la myopie. J’avais lu certains avis sur internet à propos de la pkr ou trans-pkr et je m’attendais à pire. Je ne subis pas l’enfer sur terre que certains décrivent.

J’ai la même sensation que si j’avais gardé mes lentilles de contact trop longtemps. Pourtant j’ai les lentilles pansement depuis à peine 2h. Je vais me regarder dans le miroir : j’ai les yeux un peu rouges et de la peine à les ouvrir, mais je n’ai pas l’air d’avoir passé 10 rounds sur un ring contre Mohammed Ali, c’est déjà ça.

Par contre je m’ennuie : je ne peux vraiment rien faire. Pas de sport, de lecture, de travail, de tv ou d’internet. Pour quelqu’un d’habituellement très actif comme moi c’est difficile à gérer. Je décide de mettre MTV en fond musical pour l’ambiance, une pop commerciale assez insipide passe en boucle, ça fera l’affaire…

Ça fait 3h que j’ai pris le dafalgan. Je n’ai pas trop de douleurs et décide donc d’attendre un peu avant d’en reprendre un.

18h30 : Je réalise que c’est aujourd’hui le solstice d’été, autrement dit le jour le plus long de l’année. Je n’avais pas pensé à ce « détail » lorsque j’avais pris rendez-vous pour l’opération de trans-pkr. Mais je me rends compte que ça a son importance : quand vous fuyez la lumière vous attendez la nuit avec impatience, alors choisir le jour du solstice d’été pour se faire opérer de la myopie est clairement une mauvaise idée ! Malgré tout je réalisais quelques mois plus tard que la période était finalement assez judicieuse, mais j’y reviendrai.

Lorsque je mets les gouttes (qui soulagent vraiment, n’hésitez pas à utiliser les larmes artificielles en quantité au début) je vois très bien de loin pendant quelques instants. La sensation est assez magique, un aperçu du résultat final ?

Les lentilles deviennent vraiment désagréables et douloureuses, je décide alors de prendre un dafalgan. Vivement lundi !

18h45 : L’inconfort et la douleur augmentent rapidement, probablement la fin de l’effet de l’antidouleur (ils font effet ~4h). Je ne regrette pas d’avoir anticipé la 2ème dose ! Elle fait d’ailleurs rapidement effet et réduit l’inconfort.

21h : Je prends mon repas avec mes lunettes de soleil… j’en profite pour prendre l’autre antidouleur prescrit (tramadol), censé être plus puissant (ce qui n’a pas été le cas) mais qui peut créer des nausées (ce qui a été le cas). Je n’ai pas spécialement sommeil et continue à « arroser » mes yeux de gouttes régulièrement. Je sens bien que la trans-pkr a attaqué la surface.

23h30 : Je m’ennuie et garde mes lunettes de soleil : rien que les lumières à l’extérieur (lampadaires ou autres) suffisent à m’éblouir. Pourtant je n’habite pas dans un endroit où l’éclairage publique est important. Le bon côté est que la douleur reste très supportable. Enchaîner les antidouleurs comme prescrit semble être la clé pour survivre à la trans-pkr dans de « bonnes conditions ». J’appréhende quand même un peu la nuit… et je ne savais pas encore que j’allais craindre bien plus les suivantes !

La première nuit après la trans-pkr

24H : Je vais me coucher et prends soin de prendre un dernier dafalgan et d’en laisser un autre avec un verre d’eau et des gouttes sur ma table de nuit. Sait-on jamais, si je me réveille en ayant mal je n’aurai pas besoin de me lever… et je ne l’ai pas regretté !

Milieu de la nuit : J’appréhendais la première nuit et j’avais raison ! D’abord j’ai eu de la peine à m’endormir, l’antidouleur pris avec le repas n’a pas fait beaucoup d’effet. Mais quand le dafalgan a pris le relai j’ai pu trouver le sommeil.

Et soudain la douleur est apparue, ou plutôt la brulure ! Je me réveille au milieu de la nuit et mes yeux brulent littéralement. Par réflexe j’essaie de les ouvrir : mauvaise idée ! Ils sont à moitié collés et ça ne fait qu’augmenter la douleur. Les larmes coulent sur mes joues (je dors sur le dos pour éviter le contacte du coussin avec mes yeux), elles sont chaudes et désagréables. C’est clairement mon pire moment depuis l’opération. Aucun doute, la trans-pkr a bien grillé la surface de mes yeux ! J’attrape à tâtons le dafalgan sur la table de nuit et l’avale avec un peu d’eau sans attendre. Par contre je ne touche pas aux larmes artificielles : je pleure en continu, pas la peine d’en rajouter. Impossible de se rendormir dans ces conditions. J’attends dans la douleur que l’effet salutaire du dafalgan apparaisse. Ce qui finit par arriver, je me rendors et continue ma nuit agitée.

Et le résultat au réveil ? Vous le connaitrez dans mon prochain article 🙂

A bientôt,

Lionel

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2 commentaires sur « Retour sur mon expérience de la trans-pkr – 2ème partie »

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